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Kakuge, or not Kakuge: that is the Fighting Game

Quelles sont les vraies différences entre la tribu baston japonaise et… pour parler d’une communauté que vous connaissez bien, notre troupeau de joueurs français, par exemple ? La question est valide puisque c’est la raison principale du manque de communication entre nos différents pays et de l’incompatibilité de fond de nos news. Ce qui intéresse avant tout le joueur moyen du Pays du Soleil Levant, c’est de voir le niveau de jeu général monter (pour pouvoir se vanter d’avoir vaincu le meilleur : c’est humain , hein ^^) et chez nous ?

Dans l’intention d’apporter des contenus originaux de temps en temps, voici donc un petit topo sur le milieu du jeu de baston nippon.

KAKUGE : ce mot valise est une contraction de Kakuto Game (prononcé kakoutomu), littéralement « jeu de combat ».
Tapez ça dans ce bon Google (qui est mauvais en Japonais) et vous ne tomberez que sur une montagne de liens sur Kakuge Yarou – Fighting Game Creator (2000, PS, D.A.S.T/Outback/Increment P Corp.), le moteur de création de jeux de baston similaire à la version 2D de la célèbre série Kakutou Tsukuru/Fighter Maker (1995-2002, PS/PS2 [3D] & Windows [2D], ASCII/Agetec). Des « jeux » qui ont consolidé la vague de créations de jeux de baston amateurs amorcée par KFX (1997-2000, Windows, Carrot Software), MUGEN (1999-2001, MS DOS/Linux, Elecbyte) et les premiers doujin games de baston (doujinshi = fanzine) de la fin des années ’90 (souvent bricolés sous FM95). Les plus curieux d’entre-vous iront sûrement jusqu’à tester Goluah!!! (2002-2004, Windows, SiliconValley-Sunnyvale), une bizarrerie 2chan-esque aussi indispensable à votre culture que Dong Dong Never Die

Ne comptez pas sur moi pour vous faire un topo sur l’histoire des jeux amateurs au Japon, ce n’est pas le lieu… (mais je vais y penser ^^) En attendant allez fouiller dans la célèbre liste de pipasrei (2009).
Pour info, la scène actuelle est essentiellement composée des groupes (circles) French Bread et Twilight Frontier, ce même si certains ne jurent que par Subtle Style (kikiveu son point Godwin ?) ou Frontier Aja en attendant un nouveau projet de Takase, le papa d’Arm Joe… (plus convaincant qu’Axel City, si possible…)

Arm Joe. Interview de Takase http://www.int13.net/~roni/takase.htm

Outre le pathétique mini-site de SoftBank où seul le n00b de base mettra le nez (poussé par une pub vendue par Google), l’essentiel de l’info vient de 2chan. Tapotez donc « 格ゲー 2chan » dans votre moteur de recherche préféré pour trouver des archives du sous-forum « gamefight ». Pas que ce soit très intéressant, puisque ces logs présentent essentiellement des liens vers des news au pif issues de divers sites de jeux vidéo nippons (Famitsu en tête) et des vidéos de Nico Nico Douga dans un magma de commentaires plus ou moins inspirés. Mais c’est une bonne école pour aller ensuite plus loin dans les abysses de l’Internet nippon, et il y a des infos dans la masse… (Au passage, jetez donc un œil sur les catégories de kakuge sur l’encyclo-nico, c’est un bonheur…)
SAGE ?!

Bon, vous êtes revenus de votre séance de level-up dans les abimes du Web japonais avec son nombrilisme omniprésent et son culte païen du Umehara Daigo(d) ?

On peut donc continuer avec une sélection de blogs.
Le principal site (lisez ici le plus visité) est celui de la Fighters Front Line (FFL), qui est essentiellement connu pour son excellent calendrier et sa sélection très personnelle de vidéos du net. Le mot clé ici est sélection : ce qui intéresse Ryu Mizune et Kakugeko, c’est tout ce qui est un peu old shool, moe ou hardcore. Ne vous attendez donc pas à des listes sans fin de vidéos de SSF4AE, pour ça il faut allez du coté de chez Gamenyarth
et sa fameuse catégorie 12 qui y archive le meilleur des vidéos de baston tous les jours. L’équivalent du trio ‘ricain SRK/IPW/EH, mais avec tout au même endroit et le bon goût de ne pas proposer de commentaire. C’est plus pratique que de passer par quinze blogs spécialisés sur UN jeu (d’autant qu’ils ont tendance à disparaître par paquets de dix depuis 3 ans), mais cela demande un minimum de curiosité et de patience pour y trouver son bonheur (c’est en vrac de chez vrac, entre le riz et les lentilles…).

Attention : notez bien un point important que Bachaka m’a fait réaliser pendant une conversation sur les news : contrairement à ce qui se voit en occident, le joueur de baston nippon lambda se contre-tamponne le coquillard à la masse d’arme à pointes des noms des gagnants d’un concours. En fait l’info est rarement disponible sur le site de la salle (il faut fouiller à la lampe de poche sur 2ch…), et si c’est le cas, c’est en bien moins gros que la date du prochain tournoi. En effet, c’est tellement habituel d’avoir les toujours mêmes joueurs qui gagnent tous les tournois (ceux qui sont le plus souvent sponsorisés par les salles pour le Tougeki, logiquement), que l’info sent vraiment le réchauffé (ce qui explique donc largement l’engouement pour les compétitions internationales, qui sont « surprenantes » de ce point de vue). Ce qui est important ce sont les nouveaux combos découverts lors de ces mêmes tournois, le talent des joueurs et la beauté des matchs mis en avant (souvent dans un best-of plus qu’un bête montage des phases finales). Sans oublier l’image de la salle d’arcade ainsi représentée par ce qui n’est ni plus ni moins que de la pub « gratuite ». Il est donc temps de perdre cette mauvaise habitude de demander « Qui a gagné ? », c’est totalement infantile et contre-productif…

L’important ce n’est pas le résultat : c’est la manière !

Divers, News

Koikidi lui, que je suis « salty » ?!

Bonjour ami lecteur, aujourd’hui je vais aller fouiller avec vous dans les origines secrètes de ces expressions anglophones à base de sel (salty, saltiness, to throw salt, etc.). Comme ça vous pourrez briller en société, ou pas…

Comme vous le savez si vous avez ouvert un dictionnaire, en Français, on parle de quelque chose comme étant « salé » quand Il s’agit de :
1/ Une chose contenant du sel, ou conservée dans le sel.
« Mmmm… du petit salé aux lentilles ^^. Mais tu ne l’as pas rincé ta bidoche : c’est super salé ! »

2/ Une parole leste, grivoise, voire franchement perverse.
« Il a fait des plaisanteries salées toute la soirée, il y avait un cordon de sécurité d’un mètre autour de lui tellement c’était bas de plafond… »

3/ Une chose qui semble un ch’ti peu over-the-top, exagérée, excessive, hors de mesure.
« – On m’a vendu une paire de phares pour 150€, sont trop classes : c’est du néon…
– Et t’as pas eu l’impression que la facture était un peu salée ? Ils sont d’occasion en plus… »

Bref, rien qui puisse vraiment s’appliquer au sens qu’on donne au terme dans les tournois…

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Creusons donc un peu plus… dans la plaie…

En effet tout les étymologistes un peu sérieux s’accordent pour pointer vers un dérivé de l’expression « To put salt on the wound » (littéralement « mettre du sel dans la plaie »), qui se traduit très bien par « Retourner le couteau dans la plaie ».
Et là tout de suite s’il est question « d’appuyer là où ça fait mal », c’est beaucoup plus clair.

Prenons un exemple :
Un joueur X a perdu contre un joueur Y sur un DP au pif.
Le joueur Y se paye sa fiole, tellement que c’est pas un couteau, c’est une pelle qu’il retourne dans la plaie…
X est un poil salty !
CQFD ^^.
(ou NaCl plutôt…)


Donc y’a « saltiness » (le fait d’être salty) si ça sent bon l’iode devant l’écran.
« Ô rage ! Ô désespoir ! Ô saltiness ennemie… »

Et ça envoie du bois (ou plutôt du sel dans ce cas), si ça throw du salt…
« Le présentateur est en train de balancer du salt (« throwing salt ») pour faire réagir les stream monsters… »

M’enfin tout ça pour finir sur le dernier avatar de cette expression. Dernièrement Knorr à sorti une campagne de publicité pour des aliments à teneur réduite en sel en Amérique du Nord. Des pubs avec un petit personnage nommé Salty. Souvenez-vous de sa petite bouille ronde pleine de sodium, vous allez la revoir, souvent…